La période précédant le vêlage joue un rôle essentiel pour assurer une lactation réussie et préserver la santé de la vache et de son veau. Une gestion adaptée permet de réduire les risques de complications autour du vêlage, de soutenir une reprise efficace de la production laitière et de faciliter une transition fluide vers la lactation.
Pour vous accompagner et faciliter la préparation au vêlage, nous avons élaboré un aliment spécifiquement adapté à cette période clé : le NAT PREPA VM OF.
Parce qu’une formulation, aussi aboutie soit-elle, prend tout son sens sur le terrain, nous avons souhaité recueillir le retour d’expérience d’Anne-Laure, de la ferme des Muses, éleveuse en Saône-et-Loire, qui utilise l’aliment prépa VM pour son troupeau.
Pouvez-vous nous présenter brièvement votre exploitation ?
Nous sommes en GAEC, mon mari et moi, depuis l’année dernière. Nous avons une vingtaine de vaches de race Jersiaise, conduites en système herbe avec une ration foin l’hiver. Nous sommes en monotraite.
Nous transformons environ les deux tiers de notre production à la ferme, en différents fromages comme la tomme, le camembert ou la raclette. Nous proposons aussi une gamme de produits frais : yaourts, beurre et crème. Le reste du lait est collecté par Biolait.
Quelle importance accordez-vous à la préparation de la mise bas sur votre ferme, et pourquoi est-ce un point clé pour vous ?
Au tout départ, lorsque je me suis installée il y a six ans, ce n’était pas un sujet particulièrement important pour moi. J’étais surtout concentrée sur la transformation fromagère et sur les vaches en lactation, donc les taries étaient un peu mises de côté.
Petit à petit, nous avons rencontré plusieurs soucis, notamment des problèmes de rotavirus chez les veaux, avec des déficits immunitaires dès la naissance, probablement liés à la fin de gestation. Nous avons également eu beaucoup de fièvres de lait, ce qui nous a obligés à réfléchir.
Au départ, nous avons travaillé avec notre vétérinaire, puis avec Pierre Gomes de chez Cizeron Bio sur le sujet de la préparation de la mise-bas. Aujourd’hui, c’est devenu un point vraiment essentiel pour nous.
Quelles actions ou pratiques mettez-vous en place concrètement pour bien préparer la mise-bas ?
Dès le tarissement, nous sortons les vaches du lot des laitières. Elles ont un groupe à part. L’été, elles sont en pâture, sur des parcelles pas trop riches au départ, afin de bien couper le lait et d’assurer un tarissement correct.
Ensuite, à mesure qu’elles se rapprochent du vêlage, nous enrichissons progressivement la ration avec de meilleurs foins ou de meilleures pâtures. Si besoin, même en pâture, nous apportons du foin afin de sécuriser l’alimentation selon la période de l’année.
Pendant toute la période de tarissement, les vaches reçoivent du minéral, mais à demi-dose par rapport à une vache laitière.
Environ 15 jours avant la date de terme, nous commençons la préparation vêlage avec un minéral spécifique pendant une semaine. Nous ajoutons environ 1,5 kg de VL18, ainsi que du sel ou du chlorure de magnésium, car nous faisons régulièrement des cures de chlorure de magnésium.
Après cette phase, nous démarrons l’aliment de préparation mise bas, le NAT PREPA VM OF. Nous suivons les recommandations : 2,5 kg par jour et par vache, distribués en deux repas, 1,5 kg le matin et 1 kg le soir, qu’elles soient au bâtiment ou à l’extérieur, toujours avec du sel ou du chlorure de magnésium, jusqu’à la mise-bas.
Quels changements avez-vous observés depuis que vous avez renforcé la préparation de la mise-bas ?
Sur les veaux, la différence est flagrante. Nous n’avons plus aucun souci, le rotavirus a complètement disparu. Nous sommes vraiment très satisfaits.
Avant d’utiliser cet aliment, nous fabriquions nous-mêmes notre préparation mise bas, à la bétonnière. C’était très contraignant, il fallait tout peser, et c’était compliqué à gérer au quotidien. Il y avait déjà une légère amélioration, mais aujourd’hui, les résultats sont nettement meilleurs, notamment sur la santé des veaux.
Nous pesons tous nos colostrums depuis au moins 4 à 5 ans. Moins de 10 % sont en dessous de 25 Brix, et nous avons très souvent des colostrums à 30-32 Brix. C’est une vraie sécurité pour la santé des veaux.
Concernant les vaches, nous constatons également une diminution des fièvres de lait. Il reste parfois une ou deux vaches que nous réformons, car malgré tout le travail sur la préparation au vêlage, certaines Jersiaises restent très sensibles. Ce sont des vaches de petit gabarit qui chutent vite, mais que l’on arrive aussi à relever très rapidement avec une perfusion.
Quel est votre retour d’expérience global sur l’utilisation de l’aliment dans cette phase ?
Nous ne reviendrions clairement pas en arrière. Mon associé partage totalement mon avis. Avant, nous étions souvent deux pour préparer notre aliment, et c’était vraiment une contrainte.
Aujourd’hui, tout est prêt, en sacs, c’est simple et efficace. Et surtout, les résultats sont là : bonne santé des veaux, diminution des fièvres de lait, très peu d’œdèmes, et de bons démarrages de lactation.
Il reste un peu d’œdème physiologique, ce qui est normal le temps que la mamelle se mette en place, mais globalement la situation s’est nettement améliorée. Quand on additionne tous ces points positifs, le bilan est vraiment très satisfaisant.



